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Elections en Equateur : L’ancien président Lenin Moreno ne se représentait pas. Guillermo Lasso, conservateur, l’emporte au 2e tour avec 52% des suffrages exprimés sur le candidat socialiste Andrés Arauz

Elections au Pérou. Les deux candidats qualifiés pour le second tour qui se tiendra le 4 juin prochain sont : Keiko Fujimori, du parti conservateur Fuerza Popular et le candidat de gauche Pedro Castillo. Keiko Fujimori est la fille de l’ancien dictateur Alberto Fujimori qui purge une peine de 25 ans de prison. Elle est elle-même susceptible d’y entrer si elle est condamnée pour plusieurs affaires de corruption et d’obstruction à l’action de la justice.

Les deux candidats s’opposent sur les programmes économiques mais coïncident dans leur refus de l’avortement, de la protection des femmes et la négation des droits des LGBT. Le prix Nobel de littérature Mario Vargas LLosa a appelé à voter pour Keiko Fujimori. Avec un parlement atomisé, un PIB en baisse de 12% en 2020 et une épidémie qui a déjà causé 60.000 morts, l’avenir du Pérou s’annonce morose.

Brésil : Au sommet sur le climat, Jair Bolsonaro avait annoncé qu’il allait lutter contre la déforestation et doubler le budget du Ministère de l’Environnement. En fait, il vient de le diminuer. On peut donc continuer d’acheter sur Facebook des portions protégées de la forêt tropicale ou des zones en principe réservées aux populations indigènes. D’autre part, le gouvernement ne fait rien pour enrayer une épidémie devenue incontrôlable.

 

 

Large victoire du PP aux élections du 4 mai à la Communauté de Madrid

La droite au pouvoir n’avait pourtant pas de raisons de pavoiser. Madrid est la Communauté qui a le record de décès par covid, elle est à la traîne pour la vaccination et en deux ans, elle n’a pas réussi à voter un budget.

Pour la droite, il fallait choisir entre « communisme et liberté », pour la gauche entre « fascisme et démocratie ». Sur le modèle trumpiste, la campagne n’a été qu’une succession d’insultes, d’intimidations, de menaces, de mensonges, de statistiques biaisées, d’affiches et de slogans racistes, d’apologie du franquisme.

La droite (PP) remporte la majorité des sièges et gouvernera avec l’appui de l’extrême droite (Vox), au pire grâce à son abstention. Le Centre droit (Cs) qui avait déclenché ces élections anticipées, disparait (aucun élu), la gauche socialiste (PSOE) s’effondre, l’extrême gauche divisée (Podemos+ Más Madrid) progresse légèrement, mais Pablo Iglesias, leader de Podemos, qui avait abandonné la vice-présidence du gouvernement pour être tête de liste, se retire de la vie politique.

Catalogne : deux mois après les élections, la Catalogne n’a toujours pas de gouvernement. Maintenant que la sécession s’avère impossible à court ou à moyen terme, les partis indépendantistes n’ont pas d’autre stratégie que pousser des intérêts partisans, clientélistes ou personnels, car c’est la distribution des postes, des subventions et des sinécures qui est en jeu. Pendant ce temps, la Catalogne est entrée en stagnation et Madrid, où le siège de nombreuses entreprises a déménagé, l’a dépassée en matière de PIB, de dynamisme économique et de création d’emploi. Pour ce qui est de l’ambiance politique, les deux régions sont, hélas, à égalité.

Après la Feria de Abril de Sevilla, les Sanfermines de Pamplona sont supprimées en raison du covid.